Saint Augustin

Sans remonter très loin dans l’Antiquité pour effectuer des comparaisons, si nous nous arrêtons seulement aux quatrième et cinquième siècles de notre ère et que nous comparons le soi-disant « païenisme » de la troisième école éclectique néoplatonicienne avec le christianisme croissant, le résultat pourrait ne pas être le même. être favorable à ces derniers. Même à cette époque primitive, où la nouvelle religion avait à peine esquissé ses dogmes contradictoires ; lorsque les champions du sanguinaire Cyrille ne savaient pas eux-mêmes si Marie allait devenir « la Mère de Dieu » ou si elle devait être considérée comme un « démon » en compagnie d’Isis ; lorsque le souvenir du doux et humble Jésus persistait encore avec amour dans chaque cœur chrétien et que ses paroles de miséricorde et de charité vibraient encore dans l’air, même alors les chrétiens surpassaient les païens dans toutes sortes de férocité et d’intolérance religieuse.

Et si nous regardons encore plus loin et cherchons des exemples du vrai christisme , à une époque où le bouddhisme avait à peine supplanté le brahmanisme en Inde et où le nom de Jésus ne devait être prononcé que trois siècles plus tard, que trouvons-nous ? Lequel des saints piliers de l’Église s’est jamais élevé au niveau de tolérance religieuse et de noble simplicité de caractère d’un païen ? Comparez, par exemple, l’Hindou Asoka, qui vécut 300 avant JC, et le Carthaginois Saint Augustin, qui prospéra trois siècles après Jésus-Christ. Selon Max Muller, voici ce que l’on retrouve gravé sur les rochers de Girnar, Dhauli et Kapurdigiri :

« Piyadasi, le roi bien-aimé des dieux, désire que les ascètes de toutes croyances puissent résider en tous lieux. Tous ces ascètes professent de la même manière le commandement que les gens doivent exercer sur eux-mêmes et la pureté de l’âme. Mais les gens ont des opinions différentes et des inclinaisons différentes. »

Et voici ce qu’Augustin a écrit après son baptême : « Merveilleuse profondeur de tes paroles ! dont la surface, voici ! est devant nous, invitant les petits ; pourtant elles sont d’une merveilleuse profondeur, ô mon Dieu, une merveilleuse profondeur ! regarde-y ; oui… une horreur d’honneur et un tremblement d’amour. Tes ennemis (lire Pagan) je les déteste avec véhémence ; ; car j’aime aussi les faire tuer  » .

Merveilleux esprit du christianisme ; et cela de la part d’un manichéen converti à la religion de celui qui, même sur sa croix, priait pour ses ennemis !

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