Alchimie
Pratique de recherche en vogue notamment au Moyen Âge, ayant pour objet principal la composition d’élixir de longue vie et de la panacée universelle, et la découverte de la pierre philosophale en vue de la transmutation des métaux vils en métaux précieux. L’alchimie a été une préparation à la chimie (Ac. 1878-1932) :
Arcane
, subst. masc.
A.− ALCHIM., au sing. et au plur. Opération secrète; secret de fabrication. Initier aux arcanes du grand œuvre :
1. Les Arabes, admirables précurseurs, médecins et physiciens hors ligne, chimistes pleins de mérite, servirent l’« art hermétique » en dévoilant ses arcanes et en s’efforçant de le dépouiller de ses obscurités qui le rendaient parfois inintelligible. M. Caron, S. Hutin, Les Alchimistes,1959, p. 118.
− P. métaph. :
2. … il [le cafetier] m’a dit que le lait n’arrivait qu’à six heures; alors je lui ai appris comme quoi de savantes religieuses avaient trouvé qu’on peut le remplacer par un jaune d’œuf. Ce grand arcane n’avait point encore pénétré jusqu’à Châteauroux. Stendhal, Mémoires d’un touriste,t. 1, 1838, p. 362.
3. À Charles Baudelaire. Croisset, mercredi soir 21 octobre 1857. Je vous remercie bien, mon cher ami. Votre article m’a fait le plus grand plaisir. Vous êtes entré dans les arcanes de l’œuvre, comme si ma cervelle était la vôtre. Flaubert, Correspondance,1857, p. 229.
− P. méton. Corps fabriqué à l’aide d’un secret de fabrication.
− Spéc., CHIM., vx. Nom donné à divers oxydes ou sels métalliques. Arcane corallin. Oxyde rouge de mercure. Arcane double. Sulfate de potassium.
Rem. L’emploi adj. « (qui est) secret comme un procédé de fabrication réservé aux initiés » est un archaïsme :
4. Tous ces voyageurs-constructeurs [des cathédrales], ces transporteurs de méthodes et de recettes d’art étaient donc aussi des instruments d’échange, − mais primitifs, personnels et d’ailleurs jaloux de leurs secrets, et tours de main. Ils gardaient arcane ce qu’une époque d’intense culture tend à répandre le plus possible, et peut-être, à trop répandre. Valéry, Regards sur le monde actuel,1931, p. 238
Cabale OCCULTISME
A.− Somme de spéculations ésotériques qui, à partir des vingt-deux signes de l’alphabet hébraïque représentant chacun à la fois une lettre et un chiffre, donnent à certains passages de la Bible un sens allégorique et mystique :
1. Elle prit sur une tablette une boîte de jetons blancs, en compta vingt-deux, puis, avec la pointe d’une agrafe de perles, elle y grava l’une après l’autre les vingt-deux lettres de l’alphabet hébreu. C’étaient les arcanes de la Cabbale qu’elle avait appris en Galilée. « Voilà en quoi j’ai confiance. Voilà ce qui ne trompe pas, dit-elle. » Louÿs, Aphrodite,1896, p. 108.
2. Dans la kabbale hébraïque, trois sens peuvent être découverts en chaque mot sacré; d’où trois interprétations ou kabbales différentes. La première, dite gématria, comporte l’analyse de la valeur numérale ou arithmétique des lettres composant le mot; la seconde, … etc., établit la signification de chaque lettre considérée séparément; la troisième, … etc., emploie certaines transpositions de lettres. Fulcanelli, Les Demeures philosophales et le symbolisme hermétique…,t. 2, 1929, p. 209.
3. Pourtant, il ne faudrait pas confondre la cabale, dont nous voulons parler, avec la kabbale ordinairement envisagée et demeurée purement hébraïque; aussi bien, pour les différencier, convient-il d’appliquer, à chacun des deux termes, l’orthographe qui lui est propre et que réclame d’ailleurs leur étymologie différente : le premier se réfère au grec kaballés, qui veut dire cheval, tandis que le second vient de l’hébreu kabbalha avec le sens de tradition. E. Canseliet, Alchimie,1942, p. 202.
− P. anal. [En parlant de l’interprétation de textes et doc. autres que la Bible] :
4. La cabale hermétique s’applique aux livres, textes et documents des sciences ésotériques de l’Antiquité, du Moyen Âge et des temps modernes. (…) [elle] est une véritable langue. Et, comme la grande majorité des traités didactiques de sciences anciennes sont rédigés en cabale, (…), le lecteur n’en peut rien saisir s’il ne possède au moins les premiers éléments de l’idiome secret. Fulcanelli, Les Demeures philosophales et le symbolisme hermétique…,t. 2, 1929, p. 209.
Éon XVIIIe siècle. Emprunté du latin aeon, du grec aiôn, « force vitale, vie », d’où « durée de la vie », puis « durée, éternité ». PHIL. Chez certains néoplatoniciens et chez les gnostiques, substance éternelle émanée de l’Être divin et par laquelle s’exerce son action sur le monde.
Empr. au lat. chrét.aeon, -onis nom donné par l’hérésiarque Valentin et les gnostiques à des entités abstraites et éternelles, émanations du bon principe (sagesse, raison…); gr. α ι ̓ ω ́ ν, -ω ̃ ν ο ς « durée de la vie; vie; éternité; ce qui existe de cette éternité; entité divine
Ésotérisme
A.− PHILOS. ANTIQUE. Enseignement professé à l’intérieur de l’École et réservé aux initiés. Monsieur Cabillaud ranimé, laissait de nouveau échapper de ses lèvres ce flux de paroles sages, dont l’élégance, la syntaxe et l’élévation morale le faisaient ressembler à un philosophe grec qui eût lâché l’ésotérisme pour se mettre davantage à la portée de la vie courante (Miomandre, Écrit sur eau,1908, p. 252).
Gnose
A. − HIST. DES RELIG. Connaissance se présentant non comme un savoir acquis, mais comme une intuition salvatrice, une révélation intérieure, reposant sur le dualisme de la connaissance et de l’ignorance, du bien et du mal, de l’esprit et du corps, et se fondant sur l’idée que le monde sensible est dominé par des puissances mauvaises, hostiles au Dieu transcendant, source du monde spirituel que le gnostique cherche à connaître. Gnose brahmanique, islamique, hermétique, juive. Ils [les valentiniens] substituaient au salut par la foi ou par les œuvres un salut par la gnose, c’est-à-dire par la connaissance d’une prétendue vérité (Renan, Marc-Aurèle,1881, p 120).Une pareille juxtaposition d’œuvres apparemment hétérogènes signifie-t-elle que gnose païenne et gnose chrétienne ont réellement vécu en symbiose (…)? (Philos., Relig., 1957, p. 42-10).
B. − THÉOL. CHRÉT. Hérésie chrétienne, doctrine des gnostiques. Synon. gnosticisme :
1. … Marcion dérive la révolte vers un dieu inférieur pour mieux exalter le dieu supérieur. La gnose par ses origines grecques reste conciliatrice et tend à détruire l’héritage judaïque dans le christianisme. Elle a aussi voulu éviter, à l’avance, l’augustinisme, dans la mesure où celui-ci fournit des arguments à toute révolte. Pour Basilide, par exemple, les martyrs ont péché, et le Christ lui-même, puisqu’ils souffrent. Idée singulière, mais qui vise à enlever son injustice à la souffrance. À la grâce toute puissante et arbitraire, les gnostiques ont voulu seulement substituer la notion grecque d’initiation qui laisse à l’homme toutes ses chances. Camus, Homme rév.,1951, p. 51.
C. − OCCULT. Connaissance initiatique et ésotérique :
2. Pour l’alchimiste traditionnel, l’oratoire et le laboratoire sont toujours indissolublement liés : l’originalité de la gnose alchimique, c’est qu’elle s’appuie sur une correspondance absolue entre les étapes de l’illumination et les opérations matérielles successives. Caron, Hutin, Alchimistes,1959, p. 155.
Prononc. et Orth. : [gno:z]. Ds Ac. 1878 et 1932. Étymol. et Hist. 1. 1697 théol. « connaissance suprême des mystères de la religion » (Bossuet, Nouveaux Mystiques, III, 1 ds DG); 2. 1840 « doctrine des gnostiques » (P. Leroux, Humanité, t. 2, p. 582). Empr. au gr. chrét. γ ν ω ̃ σ ι ς « connaissance supérieure ». Fréq. abs. littér. : 39.
HérésiarqueTHÉOL. Auteur et propagandiste d’une hérésie; chef d’une secte hérétique. Au château même de la Wartbourg, le souvenir de Luther (…) a détrôné celui de l’humilité et de la charité d’Élisabeth; dans l’antique chapelle où elle a si souvent prié, c’est la chaire du superbe hérésiarque que l’on montre aux voyageurs (Montalembert, Ste Élisabeth,1836, p. 110).
− Emploi adj. Mal! je tends vers toi avec un cri, plus puissamment Qu’on dit que l’Ange hérésiarque Ne se précipita vers le supplice comme une pierre! (Claudel, Ville,1893, III, p. 384).
Prononc. et Orth. : [eʀezjaʀk]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1524 erarsiarge (Gringore, Blazon des heretiques, éd. Ch. d’Héricault et A. de Montaiglon, t. 1, p. 312); av. 1630 heresiarque (D’Aubigné, Confession catholique du sieur de Sancy, éd. E. Réaume et de Caussade, livre II, chap. 7, t. 2, p. 353). Empr. au lat. chrét.haeresiarches, gr. α ι ̔ ρ ε σ ι α ́ ρ χ η ς de mêmes sens, dér. de α ι ́ ρ ε σ ι ς (v. hérésie) et de α ́ ρ χ ω « guider, commander ». Fréq. abs. littér. : 32. Bbg. Delb. Matér. 1880, pp. 163-164.
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Hermétisme Correspond à hermétisme A] Relatif à l’hermétisme. Science, ouvrage hermétique. Ses membres [de la franc-maçonnerie] se divisent entre eux en deux classes : la franc-maçonnerie philosophique et la franc-maçonnerie hermétique ou égyptienne (…). La seconde se rapporte aux sciences, à celles qui s’occupent des secrets de la nature (Staël, Allemagne, t. 5, 1810, p. 148) :
1. La philosophie hermétique nous enseigne que les corps n’ont aucune action sur les corps, et que, seuls, les esprits sont actifs et pénétrants. Ce sont eux, les esprits, ces agents naturels qui provoquent, au sein de la matière, les transformations que nous y observons. Fulcanelli, Demeures philosophales, t.1, 1929, p. 128.
♦ P. ext., vieilli. Relatif à un savoir occulte. Synon. ésotérique, occulte.Depuis les beaux jours du symbolisme indien et de la mythologie grecque, on n’avait rien connu de plus véritablement hiéroglyphique, cabalistique et hermétique (Reybaud, J. Paturot,1842, p. 19).
− Emploi subst.
♦ Subst. fém. Synon. de hermétisme.Voir Hugo, N.-D. Paris, 1832, p. 122.
♦ Subst. masc. Synon. de hermétiste.Cette huile de Harlem (…) est un médicament qui semble avoir été inventé par un hermétique moyenâgeux (Goncourt, Journal,1893, p. 484).
Hiero
Élém. tiré du gr. ι ̔ ε ρ ο ́ ς « sacré, saint, auguste », entrant dans la constr. de mots sav. (subst. et adj.), où il introduit la notion de sacré ou de rituel; le 2eélém. est le plus souvent d’orig. grecque.
ANTIQ. ÉGYPTIENNE :
hiérogramme , subst. masc.« Caractère de l’écriture hiératique ». Des papyrus, des peaux d’onagre écrites avec un stylet, des lames de pierres précieuses couvertes de hiérogrammes (Péladan, Vice supr.,1884, p. 326).Ce n’est (…) ni le tourbillon du Yang avec le Yin, ni l’inextricable enchevêtrement des hiérogrammes (Claudel, Repos 7ejour,1901, III, p. 848)
hiérographe , subst. masc.1. « Conservateur des choses sacrées ». 2. « Celui qui s’occupe de magie et de sciences occultes ». (Ds Guérin 1892, Lar. 20e, Lar. Lang. fr.)
B. − OCCULTISME :
hiérochromie , subst. fém.« Méthode cabalistique selon laquelle chaque couleur subit l’influence d’une planète ». (Ds Lar. 20e, Lar. Lang. fr.)
hiéromancie , subst. fém.« Science divinatoire par des offrandes aux dieux, en particulier par l’examen des victimes ». Synon. hiéroscopie (infra vitalité). (Ds Ac. Compl. 1842, Guérin 1892, Lar. 20e-Lar. Lang. fr.)
C. − RELIGION :
hiéromoine , subst. masc.« Prêtre oriental qui appartient à l’ordre monastique » (Foi t. 1 1968). Le hiéromoine (…) Joasaph, qui devint métropolite d’Éphèse (Théol. cath.t. 14, 11939, p. 552)
hiérophanie , subst. fém.« Manifestation du sacré, révélation d’une modalité du sacré ». Le christianisme (…) établit une visée de Dieu sur une sélection de faits ou d’objets « révélateurs de Dieu », selon le processus de toutes les hiérophanies connues dans l’histoire (Philos., Relig., 1957, p. 38-10).L’alchimiste prolongeait encore le comportement de l’homme archaïque, pour lequel la nature était une source de hiérophanies et le travail un rituel (Caron, Hutin, Alchimistes,1959, p. 106)
D. − THÉÂTRE :
hiérodrame , subst. masc.« Représentation des actions d’un dieu qui se donnait dans les temples des païens » (Littré); « drame ou oratorio sur un sujet religieux tiré de l’histoire sainte ». Ce ballet mythique [de Serge Lifar] est le frère muet, volontairement muet de la Tragédie, et presque un hiérodrame (Boissy, Vie Lifar,1937, p. 6)
Prononc. : [jeʀo], en position inaccentuée [-ɔ-].
Vitalité et productivité. Très vivant en gr., l’élém. a contribué à la formation de nombreux termes dont plusieurs sont passés en fr., souvent par l’intermédiaire du lat. comme hiérarque*, hiératique*, hiérodoule*, hiéroglyphe*, hiérophante*. À cette catégorie se rattache un empr. sav. comme hiéroscopie (gr. ι ̔ ε ρ ο σ κ ο π ι ́ α), subst. fém. « divination par l’examen des entrailles des animaux sacrificiels ». Le secret de la vie appartient à Dieu seul et je tiens la vivisection plus folle que la hiéroscopie (Péladan, Vice supr., 1884, p. 200). Mais les termes de formation fr. sont peu nombreux et la vitalité actuelle de l’élém. est faible. À signaler p. ex. hiérophobie, subst. fém. « crainte morbide des choses du sacré » (Méd. Biol. t. 2 1971) et hiérocratisme, subst. masc. « mode de gouvernement clérical ». Certains théologiens extrémistes (…) du moyen âge finissant (…) aux yeux desquels tout pouvoir, temporel comme spirituel, appartient au Pape, qui délègue à l’Empereur et par lui aux rois (…) le pouvoir temporel (…). C’était là ce qu’on peut appeler un théocratisme clérical ou un hiérocratisme (Maritain, Human. intégr., 1936, p. 117).
Occultisme Croyance aux sciences occultes, aux pratiques secrètes qui en découlent. Arcanes de l’occultisme. J’ai consigné dans ces feuillets (…) les inconscientes tentations d’un être aujourd’hui sombré dans l’occultisme et la névrose (Lorrain,Phocas,1901, p.12).
B. − Ensemble des sciences occultes et des pratiques qui s’y rattachent. Initiés de l’occultisme; revue, séance d’occultisme. On ne manquera pas de vous dire que le spiritisme est remplacé par l’occultisme (A. France,Vie littér.,1888, p.123).Il paraît qu’à la fin du siècle dernier la tradition de l’occultisme se trouva fort compromise (Barrès,Amori,1902, p.134):
. Dans les sectes d’initiés qui furent si actives précisément à l’âge des «lumières», les idées les plus hautes du néo-platonisme (…) finirent par s’amalgamer aux mille alluvions d’origine orientale qui survivaient dans l’occultisme traditionnel. Béguin,Âme romant.,1939, p.51.
REM.
Occultiser, verbe intrans.,rare. Pratiquer l’occultisme, une forme d’occultisme. Nous occultisons un peu plus à la suite de certaine conférence qui a consterné Montpellier −figurez-vous qu’un sévère professeur, Sabatier, a proclamé l’apparition du haut de la chaire. Tous nos cerveaux de province ont vu avec épouvante la lueur blanche descendre dans leur imagination obscure. Il y a beau temps que les occultistes connaissent et expliquent cela (Valéry,Corresp.[avec Gide], 1891, p.95).
Prononc. et Orth.: [ɔkyltism̭]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1842 «système occulte» (Richard); 1884 «ensemble des sciences occultes» (Péladan, Vice supr., p.126). Dér. de occulte*; suff. -isme*, cf. l’angl. occultism att. en 1881 (NED). Fréq. abs. littér.: 42.
Théomancie
Divination issue de l’inspiration supposée d’une divinité, par opposition aux augures, d’origine naturelle.
Après ces détails sur les oracles les plus célèbres de la Grèce, qui constituaient la première sorte de divination naturelle, il s’agit d’établir la seconde, désignée chez les Grecs sous le nom de θεομαντεία. Ce mot composé de θεὸς et de μαντεία, quoique étendu à toute espèce de divination, était affecté spécialement aux prédictions faites par des hommes, et opposé au mot χρησμοὶ, oracles. (Schol. Sophocl. in OEdip. Tyran.) Ce qui distingue la théomancie de la divination par la voie des oracles, c’est que cette dernière était ordinairement assujettie à des règles certaines et dépendait des temps et des lieux, tandis que les θεομάντεις, au contraire, pouvaient offrir des sacrifices, remplir tous les rites prophétiques, et exercer librement leur art sans distinction du temps ou de lieux. — (John Robinson, Antiquités grecques ou tableau des moeurs, usages et institutions des Grecs, tome premier, livre V, chap. XII : Théomancie, Firmin Didot Frères et Cie, Paris, 1837 (traduit de l’anglais)). La religion païenne admettait deux sortes de divination : l’une toute divine, qui provenait des dieux ou de leurs ministres, c’étaient les oracles ; l’autre, qui était basée sur la science des hommes, se nommait théomancie. — (Comte de Résie, Histoire et traité des sciences occultes, tome second, Louis Vivès, Libraire-Éditeur, Paris, 1857)
Notes : Selon Josef Hoëné-Wronski (Messianisme, Paris, 1876), l’augure est la divination pronostique, basée sur des moyens (phénomènes) naturels ou physiques, tandis que la théomancie est la divination inspirée, basée sur des moyens surnaturels ou hyperphysiques. Chacune peut se compléter de l’autre : le hiéromancien est un augure faisant fonction de théomancien, tandis que l’oracle est un théomancien faisant fonction d’augure.
Théosophie Doctrine de certains mystiques, de certains illuminés qui prétendent entrer en communication avec la divinité, en avoir une intuition et en recevoir des lumières particulières, des dons spéciaux.
Dictionnaire du Moyen Français
PHILOS., RELIG.
A. − Théosophie traditionnelle. ,,Description des mystères de la vie cachée de Dieu dans sa relation avec celle de l’homme et de la création tout entière« (R. Goetschel, La Kabbale, Paris, P.U.F., 1985, p. 5). Que de gens ont espéré voir jaillir (…) des illuminés de Swedenbord et Weisshaupt, de la théosophie des de Bonald et des de Maistre (…) une lumière pure et ardente qui embraserait la société et régénérerait le monde! (Proudhon, Créat. ordre, 1843, p. 64).
B. − Théosophie moderne. Doctrine métaphysique et morale fondée en 1875, qui se présente comme ayant des liens secrets avec le bouddhisme et le lamaïsme, et qui a fait de très nombreux adeptes, en particulier aux États-Unis (d’apr. Lal. 1968).
Prononc. et Orth.: [teɔzɔfi]. Att. ds Ac. 1798. Étymol. et Hist. 1710 (Leibnitz, Essais de théodicée, livre 3, par. 262, 274 ds Quem. DDL t. 26). Empr. au gr. tardif θ ε ο σ ο φ ι ́ α propr. « connaissance des choses divines » (fin iiies., Porphyre ds Liddell-Scott). Fréq. abs. littér.: 19.
DÉR.
Théosophique, adj.,philos., relig. Relatif à la théosophie; qui lui appartient. a) [Corresp. à supra A] Le chrétien ancien et le gnostique juif du Moyen Âge se sont tous deux posés la question (…) Quelle est la source du mal? Pour l’école théosophique du kabbalisme (…), ce fut vraiment une question fondamentale (G.-G. Scholem, Les Grands courants de la mystique juive, trad. par M.-M. Davy, Paris, Payot, 1968, p. 252).V. illuminé ex. 4.b) [Corresp. à supra B] En 1873 eut lieu à Panadura une controverse publique entre bouddhistes et protestants. Un compte rendu en parvint entre les mains de H. S. Olcott, ce colonel américain de la Guerre Civile qui, avec la Russe H. P. Blavatzki, fonda à New-York, en 1875, la Société Théosophique (Philos., Relig., 1957, p. 54-2).− [teɔzɔfik]. − 1reattest. 1842 (Ac. Compl.); de théosophie, suff. -ique*. − Fréq. abs. littér.: 11.
Théurge
Adepte de la théurgie. Empédocle (…) représente trait pour trait le théurge oriental. Prêtre et poète, comme Orphée, médecin et thaumaturge, toute la Sicile racontait ses miracles. Il ressuscitait les morts, arrêtait les vents, détournait la peste (Renan, Avenir sc., 1890, p. 287).P. métaph. Au cours de ces soirées fameuses [du Tannhäuser à l’Opéra de Paris en 1861] où se trouvaient opposés (…) un très grand créateur, quelques fervents ensorcelés depuis peu par le théurgiste du Vénusberg, un public dont la curiosité était tendue à l’extrême (Pourtales, Wagner,1932, p. 263).
Prononc.: [teyʀ ʒ], [teyʀ ʒist]. Étymol. et Hist. I. 1. 1586 theurgiens (Le Loyer, Spectres, 2opartie, p. 264); 2. 1759 thiurges (Rich., s.v. théurgie). II. 1769 théurgites (Voltaire, Dict. philos., s.v. verge); av. 1784 théurgiste (Diderot, Opinion des anc. philos., Éclectisme ds Littré). 1 empr. au lat. theurgus « théurge, magicien qui évoque les esprits », gr. θ ε ο υ ρ γ ο ́ ς « qui accomplit des actes divins », « prêtre » et dér. en -ien*. II dér. de théurgie*, suff. -ite*, -iste*.
Théurgie
Sorte de magie par laquelle on croyait entretenir commerce avec les divinités bienfaisantes. La théurgie était opposée à la nécromancie, comme la magie blanche est opposée à la magie noire.
Dictionnaire du Moyen Français
ÉSOTÉRISME. Connaissances et pratiques magiques qui permettent de se mettre en rapport avec les puissances célestes bénéfiques et d’utiliser leurs pouvoirs. Synon. magie* blanche; anton. goétie, magie* noire.Peu auparavant, Antonin le Philosophe y avoit enseigné avec éclat la théurgie et prédit la chute du paganisme (Chateaubr., Ét. ou Disc. hist., t. 2, 1831, p. 210).
♦ ,,Théurgie médicale. Guérison des maladies par la seule intervention divine« (Méd. Biol. t. 3 1972).
B. − PHILOS. [En partic. dans certaines écoles néoplatoniciennes] Ensemble complexe de pratiques rituelles, sorte de magie supérieure qui vise à réaliser l’union mystique avec la divinité (d’apr. Religions 1984). L’état d’âme mystique est essentiellement un état musical de la conscience. Cette idée est extrêmement vieille, puisque, dans toute théurgie, l’excitation nerveuse des instruments et du chant a été utilisée (Mauclair, Relig. mus., 1928, p. 26).
Prononc. et Orth.: [teyʀ ʒi]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1486 [date de l’éd.] « magie faisant appel aux divinités célestes et aux esprits supérieurs » (Raoul de Presles, Cité de Dieu, IX, X ds Gdf. Compl.); 1872 philos. « dans le néoplatonisme, fait de faire agir Dieu en soi » (Littré). Empr. au lat. chrét.theurgia « théurgie, opération magique, évocation des esprits », lui-même empr. par Augustin au gr. θ ε ο υ ρ γ ι ́ α « acte de la puissance divine », « miracle », « théurgie, opération magique ». Fréq. abs. littér.: 10. Bbg. Anderer (E. P.).Theologiesprache in Frankreich… Wien, 1981, t. 2, p. 436.
Séfirot
JUDAÏSME
A. − [Dans le Sefer Yetsira « livre de la Création » ou « de la Formation » (ves.?) dont l’enseignement est attribué à Abraham] Les dix entités (souffle de Dieu, air, eau, feu et les six directions de l’espace) qui comptent parmi les trente deux voies de la Sagesse selon lesquelles Dieu a créé le monde. Par les sephiroth le Yetsira applique le principe du dénaire. Par le truchement des [22] lettres [de l’alphabet hébraïque] il appliquera les principes du ternaire, du septénaire et du duodénaire (G. Casaril, Rabbi Siméon Bar Yochaï et la Cabbale, 1961, p. 42).Les dix sefirōt sont les dix nombres primordiaux. Le terme est dérivé de la racine hébraïque signifiant compter. L’auteur a utilisé sefirōt à la place de misparim [le terme habituel] pour indiquer qu’il ne s’agit pas de nombres ordinaires mais de nombres en tant que principes métaphysiques de la création (R. Goetschel, La Kabbale, 1985, p. 36).
B. − [Dans la kabbale, à partir du xiies.] Les dix niveaux ou les dix puissances de l’émanation ou de la manifestation du divin défini comme l’En (ou Aïn) Sōf, le Sans-Fin, Dieu-Immanent (d’apr. Encyclop. univ. t. 20 1975, p. 1755 et R. Goetschel, op. cit., pp. 101-102). Pour rendre Son existence perceptible et Lui-même compréhensible (…) [Dieu] a émis, depuis la lumière de son Moi infini, dix rayons de lumière successifs qui ont servi d’intermédiaires à Ses manifestations dans le fini. Ces dix « rayons de lumière » successifs sont les Sefiroth, appelés aussi « degrés », et qui (…) sont des qualités et des agents de Dieu (I. Epstein, Le Judaïsme, trad. par L. Jospin, 1962 [1959], p. 222).
− Au sing. Sefirah, séphira(h). La dixième et dernière Sefirah est appelée Malkhut (Royaume) et représente l’harmonie de toutes les Sefiroth; c’est la Présence de Dieu dans l’univers (I. Epstein, Le Judaïsme, trad. par L. Jospin, 1962 [1959], p. 223).Le Bahir [livre de la Clarté rédigé en Provence entre 1185 et 1200], en établissant la série des dix Paroles, assimilées aux dix Séphiroth du Sépher Yetsira entendit-il identifier la première Séphira, Kéther [Couronne] avec Dieu lui-même, ou détachait-il cette entité de l’essence divine? (Le Bahir, Le Livre de la Clarté, trad. par J. Gottfarstein, 1983, p. 11).
REM.
Séfirotique, séphirot(h)ique,(Sefirotique, Séfirotique, sephirotique, sephirothique, séphirotique, séphirothique) adj.,jud. Qui est relatif, qui est propre aux sephiroth. Émanation, hiérarchie, séphirot(h)ique. De même que le péché d’Adam a causé la déchéance d’En Bas, de même la piété (…) d’Israël élèvera l’En Bas au niveau de son paradigme originel: le monde sephirotique. La piété d’Israël est donc la condition du rachat cosmique (G. Casaril, Rabbi Siméon Bar Yochaï et la Cabbale, 1961, p. 115).Tout ce qui est réel dans l’homme, dans son être, dans son esprit, dans son âme et son corps, est « préfiguré » et actualisé par les Sephiroth. Plus l’« homme d’en bas » s’approche spirituellement de l’Unité sephirothique, plus il est proche de sa propre « Figure » infinie, l’« Homme d’en haut », qui fait éternellement un avec Dieu (L. Schaya, L’Homme et l’absolu selon la Kabbale, 1977, p. 35).En partic. Arbre séfirotique, séphirotique. À l’intérieur du monde séfirotique, les attributs sont combinés suivant divers aspects. Leur lien est souvent représenté dans un schéma graphique, appelé symboliquement l’« arbre séfirotique » (Encyclop. univ.t. 201975, p. 1756).Dans la Cabbale, la première étape consiste à se familiariser avec l’Arbre séphirotique. Sans cette clé, peu de choses peuvent être comprises (Z’ev Ben Shimon Halevi, La Cabbale, trad. par G. Casaril, 1980, p. 50).
Prononc. et Orth.: [sefiʀ ɔt]. Littré: séphiroth; Rob. 1985: séphirot. Var. avec f, avec ou sans accent, v. supra. Au sens B plutôt avec majuscule. Étymol. et Hist. 1586 plur. Sephirots (B. de Vigenère, Traicté des chiffres, f o73 r o); 1624 sing. Sephirot plur. Sephirots (Mersenne, Impiété des déistes, p. 145: le troisiesme Sephirot [sic] […] ces Sephirots); 1635 plur. Sephiroths (Id., Corresp., éd. P. Tannery, t. 5, p. 435: leurs dix Sephiroths); 1706-07 sing. Sephirah plur. Sephiroth (J. Basnage, Hist. des Juifs, t. 2, p. 819: il y a dix Sephiroth; p. 823: Sephirah); 1721 sing. séphirah plur. séphiroth (Trév.). Empr. à l’hébr. postbibliquesephι ̄rōth, plur. de sephι ̄rā h« nombre, numération », dér. du verbe sāphar « compter ».
Yoga
sanskrit yoga, jonction
1. Très ancienne méthode d’obtention de l’illumination, systématisée dans le texte des Yogasutra.
2. Discipline spirituelle et corporelle issue de cette méthode et qui vise à libérer l’esprit des contraintes du corps par la maîtrise de son mouvement, de son rythme et du souffle.
yoga
(H2) [Livre imprimé page 854,3 ]
yoga a &c. Voir pages 856, 858. [ ID=172001 ]
(H1) [Livre imprimé page 856,2 ]
yoga b m. (√ 1. yuj ; ifc. f( aa ). ) l’acte d’atteler, de joindre, d’attacher, d’atteler, de mettre à (des chevaux), RV. ; MBh. [ ID=172324 ]
un joug, une équipe, un véhicule, un moyen de transport, ŚBr. ; Kaus. ; MBh. [ ID=172325 ]
emploi, utilisation, application, performance, RV. etc. etc. [ ID=172326 ]
équiper ou déployer (d’une armée), MBh. [ ID=172327 ]
fixation (d’une flèche sur la corde de l’arc), ib. [ ID=172328 ]
enfiler (d’armure), L. [ ID=172329 ]
un remède, un remède, Suśr. [ ID=172330 ]
un moyen, un expédient, un dispositif, un moyen, une manière, une méthode, MBh. ; Kāv. etc. [ ID=172331 ]
un moyen surnaturel, charme, incantation, art magique, ib. [ ID=172332 ]
une ruse, un stratagème, une fraude, une tromperie, Mn. ; Kathās. ( cf. yoga-nanda ) [ ID=172333 ]
entreprise, affaire, travail, camping-car. ; UN V. ; TS. [ ID=172334 ]
acquisition, gain, profit, richesse, propriété, ib. ; Kaus. ; MBh. [ ID=172335 ]
occasion, opportunité, Kām. ; MārkP. [ ID=172336 ]
toute jonction, union, combinaison, contact avec ( instr. avec ou sans saha , ou comp. ), MBh. ; Kāv. etc. ( yogam √i , être d’accord, consentir, acquiescer à quoi que ce soit, R. ) [ ID=172337 ]
mélange de divers matériaux, mélange, MBh. ; R. ; VarBṛS. [ ID=172338 ]
partaking of, possessing (instr. or comp.), Mn. ; R. ; Hariv. [ID=172339]
connexion, relation (yogaat, yogena et yoga-tas ifc. en conséquence de, à cause de, en raison de, selon, à travers), KātyŚr. ; ŚvetUp. ; Mn. &c. [ID=172340]
[Printed book page 856,1]
mise en place, arrangement, arrangement, succession régulière, Kāṭh. ŚrS. [ID=172341]
[Printed book page 856,3]
assemblage, aptitude, convenance, aptitude (°gena ind. et -tas ind. convenablement, convenablement, dûment, de la bonne manière), MBh. ; Kāv. &c. [ID=172342]
effort, effort, zèle, diligence, industrie, soin, attention (°yoga-tas ind. avec acharnement, assiduité; puurNena yogena, avec tous ses pouvoirs, avec un zèle débordant), Mn. ; MBh. &c. [ID=172343]
application ou concentration des pensées, contemplation abstraite, méditation, (en particulier) auto-concentration, méditation abstraite et abstraction mentale pratiquées comme un système (tel qu’enseigné par Patañjali et appelé philosophie du Yoga ; c’est le deuxième des deux systèmes Sāṃkhya, son objectif principal étant d’enseigner les moyens par lesquels l’esprit humain peut atteindre l’union complète avec Īśvara ou l’Esprit Suprême ; il est étroitement lié au bouddhisme ;), Up. ; MBh. ; Kāv. &c. (IW. 92 ) [ID=172344]
tout acte ou rite simple propice au Yoga ou à la méditation abstraite, Sarvad. [ID=172345]
Yoga personnifié (en tant que fils du Dharma et du Kriya), BhP. [ID=172346]
un acolyte du système Yoga, MBh. ; Śaṃk. [ID=172347]
(en Sāṃkhya) l’union de l’âme avec la matière (un des 10 Mūlikārthās ou faits radicaux), Tattvas. [ID=172348]
(avec Pāśupatas) l’union de l’âme individuelle avec l’âme universelle, Kulārṇ. [ID=172349]
avec Pāñcarātras) dévotion, pieuse recherche de Dieu, Sarvad. [ID=172350]
(avec Jainas) contact ou mélange avec le monde extérieur, ib. [ID=172351]
(en astron.) conjonction, conjoncture chanceuse, Lāṭy. , VarBṛS. , MBh. etc. [ID=172352]
une constellation, l’astérisme (ceux-ci, avec la lune, sont appelés chandra-yogaaH et sont au nombre de 13 ; sans la lune ils sont appelés kha-yogaaH, ou nabhasa-yogaaH), VarBṛS. [ID=172353]
l’étoile principale ou principale d’un astérisme lunaire, W. [ID=172354]
N. d’une division variable du temps (pendant laquelle le mouvement conjoint en longitude du soleil et de la lune s’élève à 13 degrés 20 minutes ; il existe 27 de ces Yogas commençant par Viṣkambha et se terminant par Vaidhṛti), ib. [ID=172355]
(en arithmétique.) addition, somme, total, Suryas. , MBh. [ID=172356]
(en gramme.) la connexion des mots entre eux, la dépendance syntaxique d’un mot, la construction, Nir. , Suśr. (ifc. = dépendant de, gouverné par, Pāṇ. ii, 2, 8, Vārtt. 1) [ID=172357]
une règle grammaticale ou un aphorisme combiné ou concentré, Pāṇ. , Sch. ; Siddh. (cf. yoga-vibhaaga) [ID=172358]
la connexion d’un mot avec sa racine, sa signification originale ou étymologique (par opposition à ruuDhi, q.v.), Nir. , Pratap. , KātySr. , Sch. [ID=172359]
un violeur de confiance, espion, L. [ID=172360]
N. d’un Sch. sur le Paramārthasāra [ID=172361]
(H1B) [Page du livre imprimé 856,3]
yogaa (aa), f. N. d’une Shakti, Pancar. [ID=172362]
de Pīvarī (fille des Pitṛs appelés Barhiṣads), Hariv. [ID=172363]
(H1C) [Livre imprimé page 856,3 ]
yogena ind. , convenablement, convenablement, dûment, de la bonne manière [ ID=172363.1 ]
Yogi
Ascète indien pratiquant le yoga et plus particulièrement membre de certaines sectes de renonçants (les sadhu).
Chakra
chakra
nom masculin
(mot sanskrit signifiant roue, disque)
Mot sanskrit signifiant roue, disque et désignant le disque solaire de Vishnou et chacun des 7 centres psychiques du « corps subtil », dans le yoga.
Tantra
(sanskrit tantra, doctrine)
Ensemble de textes et de pratiques cultuelles, qui constituent le tantrisme.
Monier-Williams sanskrit-anglais,
(H2) [Livre imprimé page 436,1 ]
tantra a n. ( Pāṇ. vii, 2, 9 , Kāś. ) et métier à tisser, v, 2, 70 [ ID=8
la chaîne, RV. x, 71, 9 ; UN V. x, 7, 42 ; TBr. ii ; TāṇḍyaBr. x, 5 ; ŚBr. xiv ; Kaus. ; MBh. je, 806 et 809 [ ID=82478 ]
la partie principale ou principale ou essentielle, le point principal, la caractéristique, le modèle, le type, le système, le cadre, ŚBr. XII ; TāṇḍyaBr. xxiii, 19, 1 ; Lāṭy. ; KātyŚr. etc. ( par exemple kulasya t ° , ‘l’action principale pour entretenir une famille, c’est-à-dire la propagation’, MBh. xiii, 48, 6 ; ifc. ‘en fonction de’ cf. aatma- , sva- , para- , &c.) [ ID= 82479 ]
doctrine, règle, théorie, ouvrage scientifique, chapitre d’un tel ouvrage ( notamment la 1ère section d’un traité sur l’astron. VarBṛS. i, 9 ; l’ouvrage de Parāśara sur l’astron. ii, 3 ; vii, 8 ), MBh. etc. ( cf. ShaShTi- &c.) [ ID=82480 ]
une classe d’ouvrages enseignant des formulaires magiques et mystiques (principalement sous la forme de dialogues entre Śiva et Durgā et censés traiter de 5 sujets, 1. la création, 2. la destruction du monde, 3. le culte des dieux, 4. . l’ atteinte de tous les objets, particulièrement de 6 facultés surhumaines , 5. les 4 modes d’union avec l’ esprit suprême par la méditation ; cf. XVI, 19 ; Pancat. ; Daś. ; Kathās. xxiii, 63 ; Sarvad. [ ID=82481 ]
[Page du livre imprimé 436,2 ]
un sort, HYog. je, 5 ; Vcar. [ ID=82482 ]
serment ou épreuve, L. [ ID=82483 ]
N. d’un Sāman (également appelé « celui de Virūpa »), ĀrṣBr. [ ID=82484 ]
une armée ( cf. °trin ), BhP. x, 54, 15 [ ID=82485 ]
sic. une rangée, un numéro, une série, une troupe, Bālar. ii f. , vi [ ID=82486 ]
= royaume-t ° , gouvernement, Daś. xiii ; Oui. ii, 88 [ ID=82487 ]
( para t ° , « la plus haute autorité »), Subh. [ ID=82488 ]
un moyen qui mène à deux ou plusieurs résultats, artifice, Hariv. ii, 1, 31 [ ID=82489 ]
une drogue ( en particulier une de facultés spécifiques), remède principal cf. °traa vaapa [ ID=82490 ]
= parichChada , L. [ ID=82491 ]
= anta , L. [ ID=82492 ]
richesse, L. [ ID=82493 ]
une maison, L. [ ID=82494 ]
bonheur, W. [ ID=82495 ]
(H2C) [Livre imprimé page 436,2 ]
tantreNa ( eNa ), instr. Indiana. pour être typique ou tenir bon, KātyŚr. XVI , XX [ ID=82496 ]
(H2B) [Livre imprimé page 436,2 ]
tantraa ( aa ), f. pour °ndraa , Suśr. [ ID=82497 ]
tantrique a ( voir Pāṇ. v, 4, 159 , Kāś .; ii , L. ) f . = °ntii , Gobh. iii, 6, 7 et BHP. iii, 15, 8 ( vl pour °ntii ; voir aussi vatsatantrii ) [ ID= 8
le fil ou la corde d’un luth, ŚāṅkhŚr. XVII ; Lāṭy. iv, 1, 2 ; Kaus. etc. ( °tri , R. vi, 28, 26 ) [ ID=82499 ]
( fig. ) les cordes du cœur, Hariv. 3210 ( vl ) [ ID=82500 ]
tout vaisseau tubulaire du corps, tendon, veine, Pāṇ. v, 4, 159 [ ID=82501 ]
la plante °trikaa , L. [ ID=82502 ]
une fille aux qualités particulières, L. [ ID=82503 ]
N. d’une rivière, L. [ ID=82504 ]
cf. ku-tantrii . [ ID=82505 ]
(H2) [Livre imprimé page 436,3 ]
tantra b &c. Voir col. 1, 2. [ ID=82577 ]
Tantrisme
tantrisme
nom masculin
(de tantra)
Religion synthétique issue de l’hindouisme, du jaïnisme et du bouddhisme tardif.
ashram
nom masculin
(hindi āśram, du sanskrit śram, s’exercer)
1. Ermitage destiné aux exercices spirituels et où le guru vit avec ses disciples.
2. Chacune des quatre étapes de la vie de l’initié hindou (étudiant des Veda, maître de maison, anachorète, renonçant).
brahmanisme
nom masculin
Système religieux et social de l’Inde apparu à la suite du védisme et précédant l’hindouisme. (Il se caractérise par la division de la société en quatre castes, celle des brahmanes ayant la suprématie.) [→ hindouisme.]
mantra ( hiérogramme)
nom masculin
(mot sanskrit signifiant instrument de pensée)
Dans l’hindouisme et le bouddhisme, syllabe ou phrase sacrée dotée d’un pouvoir spirituel. (La pratique du mantra est très développée dans le tantrisme.) [Le mantra monosyllabique om, comprenant les lettres a, u, m, et constituant le symbole sonore de l’absolu, est prononcé au début de toute récitation sacrée.]
mantra ( hiérogramme)
(H2) [Livre imprimé page 785,3 ]
mantra a m. (rarement n. ; ifc. f( aa ). ), « instrument de pensée », discours, texte ou discours sacré, prière ou chant de louange, RV. ; UN V. ; TS. [ ID=157237 ]
un hymne védique ou une formule sacrificielle, cette partie du Veda qui contient les textes appelés R^ich ou yajus ou saaman ( qv ) comme opp. à la partie Brāhmaṇa et Upaniṣad (Voir IW. 5 &c.), Br. ; Merci. etc. [ ID=157238 ]
[Livre imprimé page 786,1 ]
une formule sacrée adressée à toute divinité individuelle (par exemple om shivaaya namaH), RTL. 61 [ ID=157239 ]
un vers mystique ou une formule magique (parfois personnifiée), une incantation, un charme, un sortilège ( en particulier dans les temps modernes employés par les Shaktas pour acquérir des pouvoirs surhumains ; les mantras primaires étant considérés comme étant au nombre de 70 millions et les secondaires innombrables, RTL. 197 – 202 ), RV. ( I, 147, 4 ); ĀśvŚr. ; Mn. ; Kathās. ; Suśr. [ ID=157240 ]
consultation, résolution, conseil, conseil, plan, conception, secret, RV. etc. etc. [ ID=157241 ]
N. de Viṣṇu, Viṣṇ. [ ID=157242 ]
de Śiva, MBh. [ ID=157243 ]
(en astrol. ) le cinquième manoir, VarYogay. [ ID=157244 ]
(H2) [Livre imprimé page 787,1 ]
mantra b Voir p. 785, col. 3. [ ID=157540 ]
Yantra ( pentacle)
yantra
nom masculin
(mot sanskrit signifiant instrument)
Dans l’hindouisme et dans le tantrisme, diagramme mystique utilisé en particulier pour stimuler la méditation, pour rassembler l’attention profonde vers le centre de l’être
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