Phrase de l’hiérophant : « “Que mon corps périsse”, c’est-à-dire que ce corps qui est né de toi périt, mais celui qui est toi, c’est-à-dire l’âme, ne peut jamais périr. L’âme est immortelle, donc toi aussi tu es immortel, indestructible. “Celui qui est avec Śiva n’a peur de personne.” Autrement dit, celui qui aime Dieu sera naturellement libéré de tous les maux, et Dieu lui-même commencera à marcher avec lui. Comment une telle personne peut-elle avoir peur de quelqu’un d’autre ? » Le très révérendissime abbé Śivānanda
Phrase de l’hiérophant : « Quel est le prix à payer pour atteindre vos objectifs ? Identifiez le but de votre vie. Écrivez votre objectif immédiat, votre objectif à court terme, votre objectif à long terme et votre objectif ultime. Si vous êtes honnête, vous aurez des vibrations très fortes et puissantes. » Le très révérendissime abbé Śivānanda




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Aphorismes du Grand Dieu
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Maximilien Kolbe nait le 7 janvier 1894 à Zdunska –Wola, dans une région polonaise contrôlée par la Russie. Son père, et sa mère tous deux ouvriers tisserands, sont des chrétiens fervents: au baptême ils choisissent pour lui le nom de Raymond. Il fréquente l’école des Franciscains à Lwow. En 1910 il entre dans l’Ordre des Frères Mineurs Conventuels en prenant le nom de Maximilien. Envoyé d’abord à Cracovie, puis à Rome où il resta six ans, pour préparer un doctorat en philosophie à l’Université Grégorienne et en théologie au Collège Séraphique. Il est ordonné prêtre le 28 avril 1918.
La Milice de l’Immaculée
A Rome, alors qu’il joue au foot en rase campagne, il commence à perdre du sang par la bouche: c’est la tuberculose. Cette maladie l’accompagnera toute la vie. Il fonde avec la permission de ses supérieurs la «Milice de l’Immaculée», association religieuse pour la conversion de tous les hommes par l’intermédiaire de Marie. De retour en Pologne, à Cracovie, alors qu’il a obtenu brillamment son doctorat, il ne peut pas enseigner à cause de sa santé fragile ni prêcher, car il ne peut pas parler longtemps. Toujours avec la permission des supérieurs, il se consacre à la promotion de la «Milice de l’Immaculée», en recueillant de nombreuses adhésions parmi les religieux de son Ordre, des professeurs et des étudiants de l’Université, mais aussi des fonctionnaires et des paysans.
Le succès de la revue «le Chevalier de l’Immaculée»
A Noël de 1921, père Kolbe fonde à Cracovie un journal de peu de pages, «le Chevalier de l’Immaculée», pour diffuser l’esprit de la «Milice». Transféré à Grodno, à six cents kilomètres de Cracovie, il crée une petite typographie pour l’imprimerie du journal, avec du vieux matériel: avec cette initiative il réussit à attirer beaucoup de jeunes, désireux de partager un style de vie franciscain inspiré de Marie. Le journal se répand toujours davantage. A Varsovie, grâce à la donation d’un terrain de la part du comte Lubecki, il fonde « Niepokalanow», «la Cité de Marie». Le centre se développe rapidement: des premières cabanes on passe à des édifices en bonne et due forme, la vieille imprimante est remplacée par de nouvelles techniques de composition et impression. Le «Chevalier de l’Immaculée» atteint en peu de temps un tirage de millions de copies, et sept autres périodiques sont créées.
La Cité de Marie en Pologne et au Japon
Avec l’ardent désir de répandre son Mouvement marial au-delà des frontières polonaises, Kolbe se rend au Japon, où il fonde la «Cité de Marie» à Nagasaki. C’est ici qu’après l’explosion de la première bombe atomique, trouveront refuge les orphelins de Nagasaki. Il collabore avec des juifs, des protestants, et des bouddhistes, convaincu que Dieu répand des grains de vérité dans chaque religion. Il ouvre une Maison à Ernakulam, sur la côte occidentale de l’Inde. Pour soigner sa tuberculose, il retourne en Pologne à Niepokalanow.
Niepokalanow, refuge pour les rescapés et les juifs
Après l’invasion de la Pologne, le 1° septembre 1939, les nazis ordonnent la dissolution de Niepokalanow. Aux religieux contraints de laisser le centre, le père Kolbe recommande une seule chose: «N’oubliez pas l’amour». Il reste environ quarante frères qui transforment la petite cité en un lieu d’accueil pour des blessés, des malades et des réfugiés. Le 19 septembre 1939, les allemands arrêtent le Père Kolbe et les autres frères, et les emmènent dans un camp de concentration, d’où ils sont, de façon inattendue, libérés le 8 décembre. Retournés à Niepokalanow, ils reprennent leur activité d’assistance pour environ 3500 réfugiés, dont 1500 juifs. Après quelque mois, cependant, les réfugiés sont chassés ou arrêtés et le même Kolbe, après son refus de prendre la nationalité allemande pour avoir la vie sauve, est emprisonné le 17 février 1941 ensemble avec quatre frères. Après avoir subi des mal traitements par les gardiens de prison, il est contraint à porter un habit civil, car le vêtement franciscain «dérangeait» les nazis. Le 28 mai il est transféré dans le camp d’extermination à Auschwitz. Sous le numéro 6670, il est interné avec des juifs parce que prêtre et destiné aux travaux les plus durs, comme le transport des cadavres au four crématoire.
La vie à Auschwitz et le témoignage dans le bunker
Sa dignité de prêtre encourage les autres prisonniers. Un témoin se rappelle: «Kolbe était un prince au milieu de nous». A la fin du mois de juillet il est transféré au Bloc 14, où les prisonniers sont destinés à la moisson dans les camps. Un d’entre eux réussit à prendre la fuite: pour cela, dix prisonniers furent destinés par les nazis au bunker de la mort. Père Kolbe s’offre à la place d’un des «choisis», un père de famille, son compagnon de prison. Le désespoir des condamnés se transforme en une prière commune guidée par le père Kolbe. Après 14 jours, il ne reste en vie que quatre parmi lesquels le père Maximilien. Alors les gardes décident d’abréger leur agonie avec une injection d’acide phénique. Le père Kolbe tend le bras, en disant «Ave Maria»: ce sont ses dernières paroles. C’était le 14 aout 1941. https://www.vaticannews.va/fr/saint-du-jour/08/14/saint-maximilien-kolbe–pretre-de-lordre-des-freres-mineurs-conv.html
Date14/08/2024
mercredi, 19ème Semaine du Temps Ordinaire
Lecture du jour
Lecture du livre du prophète Ézékiel
(Ez 9, 1-7 ; 10, 18-22)
J’entendis le Seigneur Dieu me crier d’une voix forte :
« Ils sont tout proches, les châtiments de Jérusalem,
et chacun tient à la main son arme de mort. »
Alors six hommes s’avancèrent,
venant de la porte supérieure,
celle qui est du côté nord.
Chacun tenait à la main son arme de destruction.
Au milieu d’eux, un homme, vêtu de lin,
portant à la ceinture une écritoire de scribe.
Ils s’avancèrent, et s’arrêtèrent près de l’autel de bronze.
La gloire du Dieu d’Israël s’éleva au-dessus des Kéroubim où elle reposait,
et se dirigea vers le seuil de la maison du Seigneur.
Alors le Seigneur appela l’homme vêtu de lin,
portant à la ceinture une écritoire de scribe.
Il lui dit :
« Passe à travers la ville, à travers Jérusalem,
et marque d’une croix au front
ceux qui gémissent et qui se lamentent
sur toutes les abominations qu’on y commet. »
Puis j’entendis le Seigneur dire aux autres :
« Passez derrière lui à travers la ville, et frappez.
N’ayez pas un regard de pitié, n’épargnez personne :
vieillards et jeunes gens,
jeunes filles, enfants, femmes,
tuez-les, exterminez-les.
Mais tous ceux qui sont marqués au front,
ne les touchez pas.
Commencez l’extermination par mon sanctuaire. »
Ils commencèrent donc par les vieillards
qui adoraient les idoles à l’entrée de la maison du Seigneur.
Le Seigneur ajouta :
« Rendez impure cette Maison,
emplissez les cours de cadavres,
puis sortez ! »
Ils sortirent donc et frappèrent à travers la ville.
La gloire du Seigneur quitta le seuil de la Maison
et s’arrêta au-dessus des Kéroubim.
Ceux-ci déployèrent leurs ailes ;
je les vis partir en s’élevant de terre,
et les roues avec eux.
Ils s’arrêtèrent à l’entrée de la porte orientale de la maison du Seigneur ;
la gloire du Dieu d’Israël était au-dessus d’eux.
C’étaient les Vivants que j’avais vus
au-dessous du Dieu d’Israël,
près du fleuve Kebar,
et je reconnus que c’étaient des Kéroubim.
Chacun avait quatre faces et quatre ailes,
et une forme de mains humaines sous ses ailes.
Leurs faces étaient semblables
aux faces que j’avais vues près du fleuve Kebar ;
tel était leur aspect.
Chacun allait droit devant lui.
Évangile du jour
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
(Mt 18, 15-20)
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Si ton frère a commis un péché contre toi,
va lui faire des reproches seul à seul.
S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
S’il ne t’écoute pas,
prends en plus avec toi une ou deux personnes
afin que toute l’affaire soit réglée
sur la parole de deux ou trois témoins.
S’il refuse de les écouter,
dis-le à l’assemblée de l’Église ;
s’il refuse encore d’écouter l’Église,
considère-le comme un païen et un publicain.
Amen, je vous le dis :
tout ce que vous aurez lié sur la terre
sera lié dans le ciel,
et tout ce que vous aurez délié sur la terre
sera délié dans le ciel.
Et pareillement, amen, je vous le dis,
si deux d’entre vous sur la terre
se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit,
ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom,
je suis là, au milieu d’eux. »
Paroles du saint père
Aujourd’hui, l’Evangile nous parle de la correction fraternelle (cf. Mt 18, 15-20), qui est l’une des expressions les plus élevées de l’amour, mais aussi l’une des plus exigeantes, car il n’est pas facile de corriger les autres. Lors-qu’un frère dans la foi commet une faute contre toi, aide-le sans rancune, corrige-le: aider en corrigeant. Malheureusement, en revanche, ce qui se crée souvent autour de celui qui commet une faute, c’est la médisance, où tout le monde apprend la faute, avec tous les détails, sauf la personne concernée! Jésus, en revanche, nous enseigne à nous comporter différemment. Voici ce qu’il dit aujourd’hui: «Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère» (v. 15). Parle-lui en «tête-à-tête», parle-lui loyalement, pour l’aider à comprendre où il a fauté. Et fais cela pour son bien, en surmontant la honte et en trouvant le vrai courage, qui n’est pas de médire, mais de dire les choses en face avec douceur et gentillesse. […] Et s’il ne comprend toujours pas? Alors, dit Jésus, implique la communauté. Mais précisons également ici: cela ne signifie pas couvrir la personne de honte, en lui faisant honte publiquement, mais rassembler les efforts de tous pour l’aider à changer. Pointer du doigt n’est pas la bonne façon de faire, cela rend souvent plus difficile pour celui qui a fauté de reconnaître son erreur. Au contraire, la communauté doit, à lui ou à elle, faire sentir que, tout en condamnant l’erreur, elle est proche de la personne par la prière et l’affection, toujours prête à offrir le pardon, la compré-hension, et à recommencer. (Angélus, 10 septembre 2023)

(Mt 18, 15-20)
« Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. »
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